Le fleuve noir

janvier 19th, 2010 § 3

Aujourd’hui, triste jour, j’ai appris le décès de Daniel Simonin. Homme de lettres, d’une humanité rare et précieuse, il fût mon professeur de français au lycée ; Beaudelaire, Rimbaud, Michaud, et surtout Kafka que je découvrais grâce à lui,  nos échanges furent d’une immense richesse. Je ne peux qu’exprimer ma profonde tristesse.

Peu avant d’apprendre la nouvelle, j’étais en train de dessiner cette étreinte :le_fleuve_noir

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§ 3 commentaires pour ;Le fleuve noir;

  • nanie dit :

    très beau graphisme de circonstance , hasard ?

  • artmag dit :

    en (re, re, re)lisant Colette cette semaine, mon esprit partit rejoindre mon adorable professeur de lettres : daniel Simonin. Tout en pensant à lui, je me disais que peut-être , il était encore en vie…. et puis, hasard (mais je n’y crois pas) je tombe sur votre site, je navigue un peu et voilà votre article.
    peut_être n’est ce pas le même professeur. J’étais au lycée sur Orléans dans les années 80. et vous?

  • Frédéric Dégranges dit :

    Daniel Simonin (Monsieur Simonin) fut mon professeur au lycée Voltaire en 1983 ou 4, j’étais en 1ère 8S à l’époque ; tout comme vous j’en ai gardé un merveilleux souvenir. Nous n’avions pas travaillé sur Colette, mais plutôt Beaudelaire, Rimbaud, Michaud et puis c’est lui qui m’a suggéré de lire Kafla dont je suis encore actuellement un grand admirateur. Je me souviens également qu’avec mes amis nous avions tenté de former un groupe artistique, et il ne manquait jamais d’enthousiasme et de chaleur à la lecture de nos poèmes.
    Plus tard il a pris sa retraite dans les deux sèvres ; pendant un temps alors que j’habitais Angoulême j’ai eu l’occasion de le revoir lui et sa femme Véra, c’était alors les années 90 et il était très concerné par la guerre en Yougoslavie (Véra est Croate), il s’occupait aussi un peu de politique locale.
    Par la suite, je suis allé quelquefois lui rendre visite, la dernière fois c’était il y a un peu plus de trois ans, ils m’avaient invité dans une petite pizzeria en bordure de route où nous avions parlé de Ségolène Royale et de Nicolas Sarkozy, c’était un peu avant les présidentielles. Notre rencontre s’était achevée autour d’un thé sous l’ombre d’un frêne sonore, nous parlions beaucoup de Kafka mais aussi d’autres écrivains allemands du début du vingtième siècle qu’il me disait découvrir avec passion, il aimait également les romans de Sebald. Toujours attentif ouvert c’était toujours un immense plaisir de le retrouver et c’est sans nul doute le même Daniel Simonin qui vous a marqué vous aussi.
    J’ai appris sa disparition tardivement, Vera m’a dit avec peine que son décès avait été brutal, à la fin de l’été dernier, je n’en sais pas plus.
    Je crois que toutes les personnes qui l’ont côtoyé gardent de lui un excellent souvenir, petit homme au regard « pointu », à l’esprit calme et vif à la fois, plein de réserve, d’intelligence et d’amour. Il m’accompagne toujours à travers mes lectures et mes dessins.
    Je suis heureux de voir à travers votre mail que nous sommes quelques uns de ses anciens élèves à penser à lui. J’imagine que vous aussi sa rencontre vous a marqué d’une belle tache de lumière…
    Bien amicalement

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